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De la caste journalistique.

Illustration journaliste

Robert aime les journalistes.

Mais comme tous les amours, celui-ci est très fluctuant. Au début de son amour, dans les tendres années de Robert, il les aimait pour ce qu’ils représentaient.

Pôpa Robert ayant de grandes ambitions pour sa progéniture, Robert grandit entre 2 allers-retours TGV pour la capitale et apprit à lire sur le Canard Enchaîné. Bon la chose a un peu moins bien marché sur le deuxième de la fratrie mais bon, passons… C’est de cette époque que date l’amour de Robert pour les journalistes. Les voyants comme une classe sociale divine et mystifiée Robert admirait ses gens au travail si important. Quoi de plus beau en effet que de passer sa vie à courir vaillamment après l’information la plus dissimulée ; chercher la petite anecdote que la masse n’a pas ouïe et lui révéler comme on apporte l’électricité à des papous ; aider l’humanité à diversifier ses points de vue et élever par ce biais la conscience générale au dessus des abysses cérébrales de l’âge sombre …

Oui Robert a longtemps vu les journalistes comme des êtres mi-dieux mi-messies. Ajouter à cela la caractère limite furibard du Robert ainsi qu’une furieuse attirance pour les biftons et vous comprendrez pourquoi, dans l’année de ses 7 ans, un Pôpa Robert aussi furibard que sa progéniture a du boucler dans sa chambre, attaché au lit, un petit être prit de convulsions et murer portes et fenêtres pendant une bonne semaine pour empêcher Robert de divaguer sur la voie publique, hurlant pour refourguer aux passants la feuille de choux calligraphiée sur son bureau Ikéa avec son tout nouveau stylo plume Parker. Tout ceux qui le connaissent vous le dirons : quand Robert a une idée en tête, il ne la lâche pas et sachant que cette tendance a été adoucit par les âges… vous pouvez imaginer le déchaînement de colère du mini Robert lorsque ses éleveurs ont tenté de le raisonner.

Pôpa Robert : Non Robert non ! A 7 ans on ne divague pas seul sur la voie publique !

Môman Robert : Mais enfin mon amour, on te donne 5 Frcs d’argent de poche par semaine !

Robert : M’en fou ! 7ans c’est l’âge de raison d’abord ! Et pis un Montblanc ça coute cher !

Oui, dans son âge tendre, Robert vénérait les journalistes et était très pressé de faire pareil. Et puis, et puis… Robert à grandit (beaucoup grandit !) et son point de vue à changé. Au fur et à mesure qu’il développait ses capacités intellectuelles, Robert a commencé à relativiser son admiration. En grandissant il a diversifié ses lectures et comme Pôpa et Môman Robert ne pouvait pas être constamment derrière son dos, le jour fatal est arrivé où les yeux innocents du jeune Robert ont parcouru les lignes de la bouse Voici. [Désolé pour vous gens de la rédaction de ladite Bouse mais on ne peut décemment pas dire que c’est un magazine, parce que si on l’appelait ainsi, ça classerait Marianne et l’ Express dans la même catégorie et ça Robert , comme d’autres, n’accepteraient pas !] Sur le coup Robert a trouvé ça marrant ces gens qui n’avaient surement pas assez de capacités cérébrales pour aller s’intéresser à des choses essentielles à l’élévation de l’humanité. Après tout, comme disait son prof d’histoire « avant il n’y avait pas de poinçonneuses automatiques dans les métros et c’était bien, ça donnait du travail aux handicapés mentaux légers. Maintenant on les met en instituts ateliers poteries ! ». Ce qui a choqué Robert c’est le fait que CES gens jouissent des avantages que procure la détention d’une Carte de Presse. Quand on voit les réductions qu’ils obtiennent dans les musées et autres espaces culturels, les files d’attentes qu’ils grillent allègrement, les prêts de matériels informatiques genre mini PC pour sortir des analyses … nulles ! Tout cela est proprement révoltant. A ce compte là Robert veut être immédiatement nommé président du monde. Et nombre de lecteurs fidèles savent qu’il ne manque pas d’idées très innovantes pour  » sauver l’humanité de l’obésité «  et  » autres menaces « 

C’est donc à cette période que l’amour de Robert pour les journalistes à commencé à diminuer. Son addiction aux JT n’a d’ailleurs fait qu’accélérer la chose. Regarder des informations à la présentation insipide, quand ce n’est pas les informations elles-mêmes qui sont de vraies inepties, et cela plusieurs fois par jours, vous amène rapidement à relativiser votre admiration. Plusieurs fois, le pic de navritude à sévèrement oppressé Robert le forçant à réagir par voie de blog. Malheureusement il semble que personne de la caste concernée n’est ouïe sa révolte car depuis quelques temps Robert a remarqué de nouvelles entorses à la charte éthique qui doit (devrait) régir la profession. Mais il y reviendra plus tard…

Ici il vous dira juste que son amour pour la caste journalistique est quelque peu remonté lorsqu’il découvrit le photo-journalisme. Là, il a retrouver une très bonne raison d’admirer des gens qui risquait leur vie chaque seconde en allant chercher à la force de la lentille les images qui percuterait suffisamment les consciences pour embrayer un durable changement, nous faire voir ce qui, même parfois placé sous notre nez, nous laissais jusqu’à là indifférent.
Mais bon, le photo-journalisme ça reste du journalisme et quand
Robert a entendu un paparazzo s’auto proclamé nouveau chantre du néo photo journalisme, qu’il a vécu avec vous l’intérêt grandissant de la populace pour la vie de désœuvrés de luxe son amour est encore une fois retombée.

Finalement, les journalistes sont comme toutes les personnes jouissant d’un minimum de pouvoir et de considération : ils se plient jusqu’à se dénaturer aux vains désirs du peuple qui n’est décidément toujours pas capable, malgré la généralisation de l’éducation, de trouver seul les voies qui l’élèveront !

 

Par Robert le 14 septembre, 2009 dans Bazar

  1. Ca va, je suis pas journaliste, je suis juste pigiste … et c’est même pas officiel alors jme sens pas du tout concerné.

    Par contre, ta prof était sérieuse pour le coup des poissonneuses et des handicapés mentaux ? C’est pas gentil :(

    Commentaire by Syra — 14 septembre, 2009 @ 1:11

  2. Oui, il était sérieux et moi je suis plutôt d’accord avec lui. maintenant qu’on a tout automatisé faut un bac+5 pr utiliser la moindre machine. Au moins balayeur publique c pas terrible comme taff mais ça laisse une possibilité à tt le monde même les gens qui n’ont pas des capacités à diriger un ministère (et vu comme sont diriger les ministères ont peu aussi se poser des questions lol) !

    Commentaire by Robert — 15 septembre, 2009 @ 23:22

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