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26 octobre, 2009

« Moi mon papa il est président » – Commentaire

 

Mini article qui est en fait un commentaire posé par Miss Aude sur l’article « Moi mon papa il est président « . J’ai tellement adoré qu’il fallait que tout le monde le voit ! même ceux qui ne lisent pas les commentaires !

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Et ben oui, parce que notre bon Jean, quand y s’est pointé chez Randstad Interim pour trouver un petit boulot, il a rempli une fiche en 2min (ben oui compte tenu de la pauvreté de son CV, il allait pas non plus y passer la matinée) et là, le gars lui a dit:

-”Excusez moi, il doit y avoir une erreur, je lis sur votre fiche que vous avez 23ans,vous n’êtes qu’en 2è année de droit, à ce rythme là ça vous donne peut être l’espoir de la maîtrise à 37…”.

-”Non non” répond Jean Sarkozy, “Ya pas d’erreurs, j’ai redoublé la 1ère année et là je suis en train de redoubler la 2è, et j’aimerai bien trouver un petit boulot”.

Le cadre de chez Randstat tapote sur son clavier, regarde l’écran de l’ordinateur et dit à Jean: “Ecoutez ! Compte tenu de la faiblesse de votre CV vous attendez pas à des miracles, je n’ai que 2 jobs qui correspondent à peu près à votre profil, soit coursier chez Pizza Hut, soit président du CA de l’epad (organisme qui gère le plus grand quartier d’affaire d’europe où siègent les plus grand groupes internationaux tout ça pour un chiffre d’affaire annuel de 4 miliards d’€). et là Jean dit: -”bon ben d’accord je prends le job de coursier chez Pizza Hut, j’adore faire du scooter!”

Mais à cet instant, le gars de chez Randstat a vu une lumière rouge clignoter sur son ordinateur et lui dit: -”Ah mais non c pas possible! je vois que vous avez eu une affaire en scooter, la fois où vous avez accroché une bmw et où vous avez prit la fuite”

Notre Jean a eu beau lui répondre que l’affaire datait d’il y a plus de 4ans, qu’il avait été blanchit, rien n’y fit : ils sont très très rigoureux chez Randstat . Et le responsable lui a dit: “non non écoutez c’est l’epad ou rien!”

Voilà donc le pourquoi du comment Jean Sarkozy a du se résoudre à accepter, à contre-coeur, cet emploi à l’epad …tout simplement !

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Je me demande si je vais pas la nommer rédactrice adjointe…

Par Robert le 26 octobre, 2009 dans Politique
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20 octobre, 2009

Des hommes petites brises et des femmes ouragans

 

Ce soir, alors qu’il n’en avait plus eu le temps depuis au moins 2 mois, Robert a pû manger devant le JT de 20h de France2. Retour tête baissée dans la drogue… mais bon, passons. Sujet plus qu’intéressant sur l’excision et tout ce qui s’en suit… On reviendra dessus plus tard mais en tout cas l’article présent tombe plutôt à point.

Bonne lecture !

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Il est un fait, aussi moche soit-il : les hommes ont, depuis toujours, une préférence pour les femmes fragiles. Vous savez, ce genre de nanas constamment sur la faille, le genre à toujours paraitre au bord de l’implosion. Les hommes biens, surtout ; ceux qui ont suffisamment confiance en eux et en leurs capacités intellectuelles (plutôt au-dessus de la moyenne, l’intellect) pour mener une carrière assez enviable et avoir un quotient de sociabilité pas dégueu.

C’est donc un paradoxe incompréhensible. Comme si la possibilité de devoir être confrontés à autant d’assurance qu’ils en dégagent pouvait venir casser ce qui reste en eux de virilité et de sauvagerie (part intime préservée malgré des années de luttes féministes).

Les attitudes agissent beaucoup plus profondément sur les hommes que tout ce que vous pourriez leur raconter. Preuve supplémentaire s’il en fallait que la sous-espèce homme n’a pas encore saisit toutes les subtilités du langage articulé… mais passons ! Ainsi, un simple changement de démarche et vous ferez un marché très différent. Ça, Robert le sait mieux que personne depuis maintenant 5 ans qu’il côtoie sa Choukette et d’autres hommes qui n’ont rien de métro-sexuel.

La méthode suivante, Robert l’a testée et Hubert l’a validée.

Le stéréotype de la femme fragile, mais pressée, veut qu’y-celle se déplace tel un mille-pattes : on n’a pas dit grouillante et plaquée au sol comme un parasite (ce qui est pourtant ce qu’elle est !) mais en tricotant des guiboles à une vitesse effarante, donnant l’impression de ne disposer que de 10cm d’envergure pédestre.

Exemple typique : Charlotte York (dans Sex & the City le Film) alors qu’elle rejoint la limo nuptiale après que Carrie ait défoncé Mister Big à coup de bouquet de roses. En ballerines, mais surtout en talons, essayez et vous verrez que, soudain, pas mal d’hommes en costard-attaché-case-Samsonite  vous trouverons un très grand intérêt… quasiment égal à celui qu’ils ont pour leur Blackberry - c’est vous dire !

Le pourquoi du comment ? Parce que ce mode de déplacement correspond à l’impossibilité d’envisager seule des moyens plus efficaces et le message envoyé est très exactement le suivant : « S’il vous plait, j’ai besoin d’aide dans le chemin de l’efficacité ! L’avenir me fait peur et il me faut de la testostérone sur patte pour me guider et m’apprendre la rationalité ! »

Et en talons de 13 avec plateau de 2,5, Robert vous assure que, non seulement vous n’aurez aucun effort à faire pour passer pour une handicapée des guiboles, mais qu’en plus l’effet n’en sera que décuplé.

Contrairement, si comme Robert vous êtes du style tornade sur patte que rien n’arrête et que jusqu’au niveau 12 (cm de talons pour les incultes) vous tenez parfaitement la route quelque soit l’équipement pneumatique, le message envoyé sera totalement différent. C’est précisément dans ce genre de situation que les détails se pointent. Vous savez ces détails comme un gros grain de sable dans le mécanisme parfait d’une Jaeger Lecoultre. Ces hommes tellement plats et futiles qu’on dirait de petites brises, juste chiantes ce qu’il faut pour soulever les jupes par jour de canicule alors qu’un troupeau de balourds vous croise. Pour Robert et consœurs ça se traduit par irruption de gros lourdaud de compétition (type rugbyman lécheur de bras – spécial dédi à Poussin ! Et oui, Robert vit dans une ville heu… sans commentaire).

Parce que le fait de n’avoir besoin de personne pour fendre la foule et de ne pas vous laisser distraire par tous les parasites qui croisent votre chemin est une traduction littérale de : « Dégagez de mon chemin ! Femme pressée et fixée sur ses objectifs. Pas le temps pour se prendre la tête avec des détails et besoin de personne pour atteindre ses objectifs ».

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Et ça, l’homme bien, cadre sup’ avec un salaire confortable, un F5, un forte tendance aux weekends Relais&Châteaux et aux cadeau de luxe ainsi que pourvu du minimum de conversation requis, ne le supportera jamais : être un accessoire accessoirement utile à une femme qui saurait très bien comment se passer de lui.

Non l’homme-bien préfère une chieuse, qui lui pèse mais qu’il pourrait jeter sans se sentir nu sans elle !

Par Robert le 20 octobre, 2009 dans De l'Homme et de la Femme
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16 octobre, 2009

« Moi mon papa il est président »

Magnifique Une de Libération ce matin [article écrit le jour de la sortie de cette une], qui a dut en faire poiler plus d’un, comme ce fut le cas pour Robert, aux alentours de 6h du matin, alors qu’il écoutait la revue de presse de France Inter. L’avenir… enfin, la soirée nous dira si la mère de Robert, qui ne se levait qu’à 7h30, a aimé l’éruption de joie de son ainé.

Toujours est-il qu’à Robert, ça lui a donné des idées. Si Mini lui-même et Mini-moi on décidé de mettre immédiatement en œuvre le plan de sauvetage de la jeunesse, il est essentielle que tous les jeunes du pays en profitent.

Robert propose donc quelques mesures supplémentaires :

o  Ajoutez à vos CV une case « compétences parentales héritées » : cette case là, Robert a de quoi la remplir grâce à son papounet. Le fait d’avoir un père mutli-tâches mit responsabilités nationales dans boite internationale ça pèse lourd non ?! Surtout que comme son père Robert sait, maintenant, qu’il est capable d’enquiller des semaines de 72h de travail !

o  Mettre bien en évidence votre photo où vous serez coiffé d’un magnifique carré blond mit cheveux ondulés.

o  Dans la case « activités extra professionnelles » ajouté, au choix, 2  propositions parmi les suivantes :

-   Pratique du golf sur le green de Genève depuis 9 ans (minimum vital pour être crédible).

-   Passion des rallyes automobiles (surtout si votre futur DRH a dépassé la quarantaine ; il a surement développé une passion pour les vieilles mécaniques – à défauts de vieilles biologiques).

-   Pratique du polo en clubs argentins depuis 5ans (étant donné la difficulté du polo, à partir de 2 ans de pratique tout le monde est à genoux).

-   Tennis en club (tennis club de Monaco), cours particuliers 2 fois par semaines.

-   Collection philatélique de plus de 1 500 pièces (parce que pour avoir le temps de courir après des timbres faut vraiment rien avoir à foutre de sa vie et ça c’est typique des richards !).

o  Epouser « une fille » ou « fils de ». Même une « pseudo-fille de » fera l’affaire. Après tout, les dénommées Renault ne sont pas si rares. Si en plus elle s’appelle Mégane, il se peut qu’en présentant votre femme à votre patron vous ayez un bonus de Noël…

 

Dites pas merci. J’adore rendre service !

Par Robert le 16 octobre, 2009 dans Politique
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10 octobre, 2009

Mitterrand et les petits enfants

 

Même si ces derniers jours Robert ne suit plus les JT avec autant d’assiduité que d’habitude, il reste tout de même sous perfusion informationnelle en lisant, chaque matin, tous les gratuits de l’agglomération lyonnaise. Il a donc eu vent du scandale national qui a déferlé comme les cyclones saisonniers sur les côtes asiatiques. Le nouveau ministre de la culture, trophée de chasse de la Sarkozie, est mis en cause par le FN ainsi que quelques piailleurs de la gauche (qui soit dit en passant devraient se concentrer sur leur propre scandale : la profusion d’idées suicidaires). L’affaire mêle de façon très glauque pays pauvres, voyage, sexe et possiblement mineurs de moins de 15 ans (si l’on en croit Mimine lepen).

Trop tard rentré pour voir en direct l’explication (ou tentative de) par le porteur de l’illustre prénom et trop tôt couché pour se faire un cours de rattrapage via internet, Robert s’est contenté d’un débriefing matinal via Lyon Plus, 20 minutes et Métro.

Comme Robert se doit de réagir à chaud sur l’actualité afin de contenter ses lecteurs les plus exigeants (par exemple ceux qui – de grès ou de force – suivent un master science politique relations internationales), il s’est mis les neurones au garde-à-vous. De plus, cela lui donne l’occasion, d’encore un fois, rendre service aux membres du sinistère : comme pour l’envolée dramatique de Blanc bec en chef, il vole au secours du Sinitre de la Culture.

Si l’on en croit le porte-parole adjoint de l’UMP (où on a pris soin de museler F.Lefebvre dont les habituels emportements au vocabulaire fleuri n’auraient pu qu’aggraver l’affaire), sa Minie Seigneurie Présidentielle aurait débauché le nouveau représentant de la très vieille et chargée d’histoire Culture Française en sachant tout des recoins plus ou moins avouables de l’histoire personnelle de l’Elu. C’est donc, logique oblige, que ces recoins ont un aspect profondément culturel car comme tout le monde le sait, le Président déteste les contradictions…

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Tout d’abord, aller faire du tourisme

N’est-ce pas là un acte profondément français que d’aller découvrir le vaste monde ? Comme un remerciement envers les millions de personnes qui viennent, chaque année, fouler les routes de notre beau pays. Les français pratiquent massivement le tourisme, chez eux comme à l’étran…

Georges : Donc ça veut dire que tu exclus de la francosité la totalité de Franche-Comté ?! Parce que bon, tant donné que la plupart ne savent pas qu’on a une capitale fortement touristique à moins de 2h de TGV de chez eux… euh… voilà…

Robert : Ben oui ! Si on commence à les prendre en compte, on a une moyenne qui chute dangereusement…Mais pour le point tourisme le Mitterrand est sauf francomtois. Tonton faisait des virées régulières en Germanie, je ne vois pas ce qui empêcherait Jr d’aller faire des tournées en Thaïlande, voir au Pays-Bas s’il veut se faire péter une petite rondelle de shit ou d’autre chose…

Passons maintenant à l’aspect monétarisé des choses

On s’en doute, au vue du nombre de jobs que le Mitterrand a assuré, il ne doit pas avoir un compte en banque de crève-la-faim. Et même si les faits ont eu lieu dans ses tendres et innocentes années, quelques cadeaux de tonton habilement revendus aux enchères et on peut voyager les poches remplies de biftons. Pourquoi donc, dès lors, en tant que représentant de la légendaire bonté française, porteur d’un nom qui a sonné le retour du socialisme dans l’Hexagone (ou l’annonce de l’Armée Rouge aux frontières Est si l’on se fit au père de Georges, prêt, dès 20h05 le 10 mai 1981, à partir pour les USA avec toute la famille comme si les Boschs avaient repointé la groβe Berta sur Paris) … pourquoi donc, donc, ne pas faire profiter les autochtones de l’argent si durement acquis. Car la fibre socialiste, dont le Mitterrand est génétiquement pénétré, ne pouvait rester coi devant la misère profonde, le dénuement le plus évident. Le Mitterrand devait payer le retour à l’aisance des peuples déshérités, abandonnés dans l’indigence lors de la décolonisation ; dut-il pur cela, payer de sa personne et de son bout de colon.

Enfin, nous en arrivons  l’aspect graveleux de la chose : le sexe.

Notons d’abord le point, d’une telle régularité qu’il en devient presque invisible aux neurones du bon (et con) peuple français : que seraient les (parfois pseudo) intellectuels français sans leurs scandales sexuels ?! De même pour les hommes – et femmes, ne discriminons pas ! – politiques. Alors forcément, un Mitterrand qui cumule les deux aspects, en sus d’antécédents psychologiques légués par Grand Tonton, ne pouvait nous sortir qu’une histoire rocambolesque et sucre d’orge pour Mimine Lepen.

Certains esprits chagrins penseront que dans sa bonté à vouloir arroser le plus largement possible les populations déshéritées de ses largesses, le Mitterrand aurait pu choisir un autre biais pour honorer le célèbre diction :  » tout travail mérite salaire « .

Georges leur rappellera l’évidente évidence qui justifie une si juste vidange des bourses mitterrandiennes :

« Je tiens quand même à signaler qu’en France, on arrive régulièrement en tête des sondages et classements divers aux intitulés suivants : « dans quel pays fait-on le plus souvent l’amour ? », « d’où sont les femmes les plus libérées suivant les touristes ? », « quelle nationalité embrasse le mieux ? »… C’est comme l’emmerdite aiguë cette histoire, le gout du sexe plane dans l’air du territoire. »

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Le reste, à savoir que le Mitterrand approche des hommes ou des femmes, ça reste de l’ordre de ses choix personnels d’orientation sexuelle. Ce qui, malgré que la France compte encore bon nombre de judéo-chrétiens à la morale sclérosée, reste une liberté fondamentale de l’être humain. Et c’est bien le seul point où il se défend très bien tout seul : tant qu’il n’est pas allé voir des petits enfants, le Mitterrand trempe dans les affaires qu’il veut !

Par Robert le 10 octobre, 2009 dans Politique
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6 octobre, 2009

Du fonctionnaire poinçonneur

 

La plupart des lecteurs le savent, une bonne partie de ses amis le haïssent – plus ou moins secrètement – pour ça et maintenant même les nouveaux petites yeux vont le savoir : Robert est un VIP du Rail.

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Munie de sa carte SNCF Gold Platinium il enchaîne les allers-retours entre chez lui et le vaste monde de la France (il ira plus loin quand il se cassera avec un pilote de ligne). Tous les nouveaux lecteurs sont ici dubitatifs. « Ben. Et alors ? Nous aussi on en a des cartes de réduction.
« Va pas se la raconter avec une stupide Carte 12/25 ?! » « Ouai, moi j’ai une Carte Senior » « Et moi une Carte Famille Nombreuse. Et bientôt on va nous réserver des TGV ».
« Ahah ! Pleutres imbéciles » vous répondra Robert (oui, Robert a décidé d’employer que des mots compliqué. Tant pis pour les blondes. Il vous expliquera pourquoi… plus tard).

Ben oui, la carte de Robert, à côté de la carte du commun des mortels c’est comme du fois gras made in Sud Ouest et du pâté de foie Leader Price (et ce n’est pas parce que l’homme grognon à lunette est devenu leur égérie culinaire que la simple idée d’ingestion de la chose ne provoque plus de l’urticaire à Robert). Robert voyage gratos tant qu’il a des coupons, et quand il n’en a plus, badaboum crac super méga bonus, c’est 90% de réduction. Malin, le Robert réserve ses coupons pour les voyages long courrier, et comme il est bien resté 3 ans sans en utiliser un seul, il lui reste assez pour faire des allers-retours hebdomadaires à Paris voir sa cousine adorée et faire les tarés en Vélib’ dans les rues les plus hypes. A la SNCF, il y a plusieurs sortes de cartes. Leur couleur de bordures dépend du rang occupée dans la hiérarchie de l’entreprise. Comme Robert est la descendance par importation d’un top chef, la sienne a de charmants petits bords rouges et un hologramme doré. Mieux ?! ça doit être celle du grand patron, avec des bords multicolores clignotants et une identification digitale et photo vivante à la Harry Potter. Enfin bon, en dehors de vous faire saliver et vous mettre la rage en vous étalent tous les avantages dont jouit le fonctionnaire, on voulait surtout…

Robert : Hey ! Minute ! On a parlé du 13ème mois ?! C’est marrant ça, il me semble que non… Alors c’est génial comme affaire, surtout à Noël parce que alors…

Hubert : Ola ! Jeune fougueux ! Veux-tu bien calmer tes ardeurs. C’est la crise je te rappelle.

Robert : Hum… il paraît en effet. Mais quel rapport avec là tout de suite maintenant le sujet de mon article ?!

Hubert : on est pauvre ! Tout le monde est pauvre, au bord du suicide et de l’expulsion. Les maris sont déprimés et les femmes aux foyers en grève du sexe. Alors mon minet, soit un peu moins grandiloquent sur tes avantages sociaux.

Robert : Pfff ! Même pas drôle !!

Donc, c’est pas le tout de vous énerver. On voulait surtout vous entretenir de la diversité des comportements chez les fonctionnaires poinçonneurs face à ladite carte. Un peu comme une palette de Picasso en fin de séance, Robert en voit des vertes et des pas mûres. Comme on continue dans les analyses scientifiques poussées, on vous les a classé et détaillé :

Le Laxiste : Pour Robert, comme pour les autres c’est le genre de gars qui ne regarde pas les titres de transports ou alors du bout des yeux. Comme un guichetier de La Poste, on sent que faire son boulot fatigue profondément le Laxiste. D’ailleurs, quand il le fait c’est soit tout au début du trajet, soit juste avant l’arrivée du train au terminus histoire que :

1 – il n’y ai pas trop de monde dans le train surtout s’il y a beaucoup d’arrêts de prévus. Sinon ça risque de prendre un max de temps.
2 – de pouvoir faire une petite sieste pendant le trajet. Ben oui, le fonctionnaire n’est pas habitué à résister à la fatigue.

Le Bleu : Comme dans la police, c’est le petit nouveau. Au tout début, sur les gros trajets luxes (en TGV) ou sensibles (les trains de banlieue) on le colle avec un vieux briscard gras (un coup de bedaine ça calme la pire des racailles) ou type colossal (ça calme aussi). Ça lui évite de finir recroquevillée dans les WC en position du fœtus et appelant sa maman. Sur les petits trajets genre TER on lui laisse la main : soit il est carrément tout seul, soit le vieux routard fait sa sieste et intervient en cas de cris stridents. Pour le contrôle, c’est le genre à vérifier tous les titres trois fois chacun. Sauf quand il tombe sur des porteurs de carte VIP Gold Premium. Sachant pertinemment qu’il faut s’écraser devant l’élite pour espérer un avancement rapide et non pas une mise à l’index avec une mutation à vie sur le RER B, à peine a-t-il aperçu le contour oranger qu’il glapit un « c’est bon, c’est bon, ça ira, vous inquiétez pas ». Et pour peu qu’une racaille avec casquette et jogging-dans-les-chaussettes soit dans le même wagon que le Robert, le jeune revérifiera fébrilement le titre de transport du terroriste potentiel afin d’être sûr qu’il est bien droit-de-citer en 1ère classe (oui, le Robert ne voyage qu’en Première Classe. Ce n’est pas juste mais c’est comme ça !).

Le Scrupuleux : Le type même du fonctionnaire qui a déjà de la bouteille mais, ayant un gros problème avec sa conscience ou de gros problème de trésorerie personnelle, il se sent obligé de vérifier scrupuleusement, avec une rapidité digne de Maître Yoda, l’intégralité des titres. S’il faut, il repassera 6 fois dans les rames afin de ne pas louper un seul des passagers montés aux différents arrêts du train. Parce que ce genre de maniaque de l’amende photographie ta tête avec autant de précision qu’un videur de casino. Lorsque le Scrupuleux tombe sur Robert, il est toujours à soupçonner la fraude. Surement que d’une part les cartes comme celle qu’à Robert sont plutôt rares et qu’ensuite, un noir en 1ère classe, on a beau être au XXIème siècle, ça reste quand même louche.

Et dans toutes ces catégories, on trouve des sous tendances comportementales dont celle qui revient le plus souvent lorsque le fonctionnaire est confronté à la carte VIP Gold Platinium : le Fayot :

Un peu comme le Bleu, le Fayot est prit par un irrésistible besoin d’en faire beaucoup voir carrément trop. Une fois qu’il a acquis la certitude que vous êtes de la progéniture haut de gamme il a comme une bouffée de chaleur : le rouge lui monte aux joues et ses mains tremblent. Il s’inquiétera de la température du wagon, vérifiera une nouvelle fois les titres des autres passagers, surtout s’ils n’ont pas une tête à être en première. Un jour que Robert rentrait de Besac City à chez lui un soir d’hiver, un Fayot de compétition est repassé 3 fois demandé au VIP s’il voulait qu’il reste avec lui dans le wagon … Le pourquoi du comment ? Non pas que le sex-appeal de Robert soit en mode veilleuse ce jour là mais qu’un rebeu-mit-jogging-dans-les-chaussettes était assis en face de Robert et s’acharnait à vouloir lui parler. Il arrive aussi, parfois, que le Fayot soit saisi de convulsions d’excitation lorsqu’il se rend soudain compte que le nom de famille de Robert est celui d’une de ses anciennes accointances qui a fait son chemin. En général, dans ces moments là, Robert est passionné par le paysage qui défile et assure très poliement (avec un ton qui ‘nengage pas à la discussion) que « oui, mon paternel va bien (même si ça fait des lustres qu’il ne lui a pas parlé) et je lui passerai votre bonjour (dans quelques siècles) ».

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Oui, le Fayot ne se sent plus de dévouement. Parfois, le Fayot se dissimule sous une carapace de Laxiste : ainsi, pas plus tard que y a 3 jours, Robert se les gelait gravement dans sa rame de TER. Pour éviter de finir comme un pot de Nutella mit au frigo, il demande  au fonctionnaire poinçonneur de service, avec un max d’amabilité, de bien vouloir couper la clim et mettre le chauffage parce que « qu’on est quand même en septembre et qu’à 21h ça caille grave. C’est un train, pas un wagon à bestiaux ! Déjà que vous ne contrôlez rien depuis 3/4 d’heure qu’on est partis « .

Remarque du Poinçonneur :  » Faut aller dans les autres wagons, y a du monde, vous aurez plus chaud ! « 

Robert (claquant des dents) :  » Mais je suis bien, ici, en 1ère. Pourquoi je devrais aller en 2de pour ne pas finir genre Ötzi ?! « 

Le Poinçonneur (avec humeur) : » Déjà faites voir votre titre de transport vous ! « 

Et là, gros comme une montagne Robert voit arriver le gars qui se dit « encore un noir qui n’a rien à faire en première et qui veut péter plus haut que son c** ». Sauf que chose marrante… Après zieutage de la carte, le fonctionnaire poinçonneur a giclé en cabine de pilotage et 3min après, Robert aurait pu se mettre en culotte tellement c’était ambiance tropicale dans le compartiment de 1ère.

Par Robert le 6 octobre, 2009 dans Trains & Voyages
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