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Des drames qui ne sont jamais bien loin…

Il fut un jour, quasi dans une autre dimension tellement cela remonte à loin, où le psychisme de Georges et Robert flancha sous les assauts répétés de la folie bisontine. On évita le pire de justesse.

De nouveau, il y a plusieurs semaines, le drame n’est pas passé loin. Rassurez-vous, depuis tout va pour le mieux. Mais comme certains commencent à en avoir marre des articles de politique, d’économie et autres, on va faire une petite entorse au traitement de l’actualité bouillante pour vous entretenir d’un sujet qui préoccupe Robert primordialement : sa petite personne.

Mardi 5 janvier 2010

Comme pour beaucoup de monde, cette date sonne le retour à la cruelle réalité de al vie active pour un Robert ayant passé ses vacances de Noël à se fourrer au foie gras et aux fruits confits.

La rentrée n’est pas un évènement qui affole particulièrement Robert. Pas plus que d’avoir un contrôle, quasi surprise puisqu’averti de son existence il y a de ça 48h.

Hubert : Ah bravo ! Je vois qu’on se laisse aller ! Dès que je ne suis plus là pour t’envoyer la date des partiels par SMS c’est la déliquescence scolaire…

Robert : Mais non. C’est juste que j’ai entouré la date des soldes avec plein de petits cœurs. Donc je voyais plus la date des partiels. Fallait faire un choix, qu’est-ce tu veux !?!

C’est donc un Robert aussi détendu qu’à son habitude qui monte dans son habituel TER, se pose en 1ère classe, chausse son casque et allume son iPod. 3 minutes plus tard, il dort profondément, comme d’habitude.

Chose étrange, le Robert s’est réveillé comme une fleur quelques minutes plus tard, alors que le terminus n’était pas annoncé. Robert a d’abord cru que quelqu’un lui avait parlé et que ses oreilles demandaient une reconnexion d’urgence au reste du corps. Mais que neni ! Personne autour de lui. Seulement une vieille gironde, plongée dans sa Nintendo, et un mec, entre deux âges, passionné par un pavé littéraire, les deux dans le compartiment voisin.

Alors qu’il allait se rendormir, Robert s’est soudain senti partir. Tout doucement. Avec la très désagréable impression de s’observer du dessus, d’être sorti de son corps. Comme il est à moitié grizzli (soit super résistant), Robert a tout de même eu le temps d’appeler sa mère avant que ses oreilles arrêtent définitivement de capter le moindre son aux alentours. A cause de la faible irrigation cérébrale, Môman Robert a du hurler dans le téléphone pendant plusieurs minutes avant que son aîné ne capte qu’il devait sortir du train en urgence.

Sauf qu’au même moment, ledit train parquait dans une simple halte en rase-campagne. Bien décidé à se rapprocher de la sortie d’ici la prochaine gare, Robert balança d’une main molle ses affaires dans son baby Rykiel et se dirigea d’un pas chancelant vers le compartiment voisin. Ses jambes étant aussi égarées que ses oreilles, il s’effondra rapidement dans un fauteuil tout en gueulant aussi fort que possible (soit 3 décibels ½ ) aux personnes présentes qu’il ne se sentait pas bien du tout ! La gironde leva 3 secondes les yeux de sa DS et le monsieur ne lâcha pas une seule ligne de son pavé !

Ce n’est que lorsque des morceaux de petit-déjeuner pointèrent le bout de leur nez que la populasse s’inquiéta du sort de Robert. C’est aussi à cet instant que le train stoppa dans une vraie gare. Encore trop rapide pour le français de base, Robert claudiqua hors du train et réussi à stopper un 4×4.

Hubert : Soit exact ‘tit bonhomme. Il s’est stoppé tout seul pour ne pas t’écraser. Tu t’es effondré dans la neige, quasi sous les roues !

Oui, enfin bon. Toujours est-il que 15min plus tard des pompiers se ramenaient et embarquaient Robert vers l’hôpital le plus proche. Ils l’ont embarqué de force ! Parce que même mortellement atteinte, la force neuronale robertienne a demandé une mobilisation exceptionnelle de la force corporelle pour cause d’urgence sanitaire. Robert et toutes ses cellules haïssent l’hôpital. C’est pour lui un lieu à l’odeur écœurante, un lieu où les gens portent des chaussures difformes en plastique de couleur criarde, un lieu de disette (où on peut laisser les gens plus de 24h sans pavé de bœuf sous prétexte de résidu d’anesthésique). Le cauchemar on vous dit !!

Pour éviter qu’il ne saute de l’ambulance lancée à pleine vitesse sur les routes de campagnes, les pompiers ont donc sanglé Robert entre deux gros boudins gonflants. Le contre-pieds d’avoir vécu pendant 10 bonnes minutes la vie d’un hot-dog est que cela a sauvé Robert des chocs. Ça doit être tellement rare pour les sauveteurs locaux de transporter un être humain assez jeune pour ne pas claquer avant l’arrivée que le chauffeur s’est donné à fond, enchainant ni de poules et coins de trottoirs.

Pendant que Pompier n°1 se prenait pour Prost, Pompier n°2 était à fond dans son rôle de Colombo, assommant Robert de questions toutes plus farfelues les unes que les autres. Jusqu’à la question qu’il doit toujours regretter : « Vous avez mangé ce matin au moins ?! »

«  Mais oui j’ai mangé !! J’ai une tête d’anorexique, c’est ça ?! C’est ce que vous sous-entendez ? J’ai mangé ce matin. Petit-déjeuner. Mon bol de chocapic de 1l avec du lait demi-écrémé, une compote, une brioche avec du Nutella et un activia pour digérer le tout. Et si vous voulez tout savoir j’ai mangé aussi hier soir, j’avais un creux après « Les Experts », comblé par une tisane et un paquet de barquettes 3 châtons. En sortant du travail à 19h30, je suis aussi passé au Starbucks prendre un Chocolat viennois et un fondant Dulce à la confiture de lait et entre ça et ma collation de 11h, j’ai du finir les parts de salade et de tartiflette que Môman m’avait gardées. Alors oui, j’ai mangé !!! »

Contrairement à ce qu’à du croire le pompier qui ne l’a plus ouverte pendant 5 bonnes minutes, c’est tout à fait normal pour Robert d’ingurgiter autant de choses en moins de 24h. Quant, à 8 ans, il a fait la varicelle du siècle – des boutons de la taille d’une assiette à dessert et une fièvre culminant à 43°C – le Robert déprimait toutes les infirmières de l’hôpital en vidant deux plateaux repas et retournant consciencieusement la chambre où il était confiné.

C’est aussi pour cela, que lui annoncer un malaise vagal comme cause de ses maux était de la pure inconscience de la part de Pompier n°2.

« Un malaise vagal !?!? Z’avez-rien trouvé de plus naze comme excuse ?! Alors depuis que Mini-Lui-Même a succombé, tout le monde y a droit ? J’ai vraiment une tête de belette naine hystérique (ben oui, les fouines, à cause de Guillon, on n’a plus le droit !) ?! Trouvez autre chose, merci ! »

Fin de journée : après 5h passées à attendre dans un box, recouvert du sol au plafond de carrelage blanc, Robert retrouvait sa mère totalement affolée qu’on laisse aussi longtemps son aîné sans nourriture consistante !

Pompiers ou médecins n’ayant pas réussi à trouver une explication plausible pour Môman Rober, qui ne croyait pas non plus au malaise vagale, la famille dans son ensemble en a conclu que personne ne peut prédire la destiné des esprits supérieurs logés dans des corps qui le sont tout autant.

Hein Al ?! ;-)

Par Robert le 17 avril, 2010 dans Me, Myself & You, Trains & Voyages

  1. Je confirme et reconfirme héhéhéhéhéh !!!!

    Commentaire by Al1er — 18 avril, 2010 @ 5:18

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