Navigation | Robert against the World – Le Blog de Robert

14 juillet, 2010

☆ Les dépèches de Robert (17)

 

Spécial défilé du 14 juillet 2010

*****     *****     *****     *****     *****

Tu as manqué le grand barout national ?

Tu étais devant ta télé et t’as pas tout tout compris ?

Robert te donne sa version des choses, toujours en toute objectivité bien sûr !

*****     *****     *****     *****     *****

Etape 1 : revue des troupes par le Président-de-Poche.

C’est moi où on a comme l’impression, quand on lit dans son regard, que l’homme s’ennuie profondément. Aucun œil qui brille, aucune gouille dans la rétine…

En plus… Oh tiens une petite vue aérienne ! Mais pourquoi donc les caméramans restent-ils aussi loin ? Ils risquent de planquer des mitraillettes dans leur viseurs ou bien ? Ah mais non, Robert vient de comprendre. En le prenant d’en dessous et de pas trop prêt, on arrive à tromper le téléspectateur en faisant gagner 5 cm au P-de-P ! C’est peau la magie de la perspective. Gloire à Léonard !

 

Etape 2 : petite animation musicale mineure

* Insertion dans peau d’un frontiste *

Ah ! Mais c’est quoi tous ses noirs sur les Champs Elysées ?! Ils sont où les cars de CRS ?! Mon Dieu bobonne ! Le Président est sans protection rapprochée alors qu’il est entouré de noirs ! Mon Dieu au secours !!!

* Sortie de contexte, c’est trop hard ! *

Le P-de-P passe saluer tous les dictate… pardon, chefs d’Etat africains, puis fait un ‘tit coucou à son épouse. Le gars a du voir le ciel s’assombrir lorsqu’il est passé devant de Chantal Biya, 1ère dame du Cameroun. Mais surement pas autant que sa chère et tendre. Comme Carla est à peu près à la même hauteur que la Dame Noire, i-celle doit surement veiller à ne pas se finir embrochée sur une des terribles mèches oranges et affutées de la perruque de Madame Cameroun.

Oui ! On tient à préciser pour les non-noirophiles, la femme mélaninée ne peut pas déployer naturellement une telle touffe. Le mètre carré de capillarité qui environne Chantal est artificiel et n’est pas représentatif du style de la femme noire… au contraire.

Pour la Chef de Niafou ! Gaaaarde à vous !!

Hum…

C’est gentil de mettre quelques noirs au milieu des blancs dans ce joli rang de tambourins. Mais bon, comme il ne fallait quand même pas qu’ils oublient qui est le chef, on a mis un blanc à la manœuvre.

Rhoooo … Les gars ! Franchement vous abusez ! Vous auriez au moins pu mettre un arabe !! C’est les 50 ans de l’indépendance, un ‘tit geste ça coûte rien et c’est bon pour les ventes de Rafales !

 

Etape 3 : Petit tour de chant devant le P-de-P

Quand Robert entend la Marseillaise, il a toujours autant la chaire de poule !

Et il tient à dire à tous les empaffés style Besancenot, que ça ne ferait pas de mal que tout les enfants de France apprennent ce chant. Et le plus important ce n’est pas d’avoir été dressés à faire une petite chorale pour les rares fois où le préfet passe dans les classes. Ce qu’il faut, c’est que les enfants sachent à quoi ce rapportent les paroles. Que ça vient d’une époque où des gens sont morts pour qu’aujourd’hui, le français, quelque soit sa couleur et sa religion, jouisse d’une liberté et d’un respect inégalé de par le monde ! Et ça, quand ils seront en prison, ce sera trop tard pour le leur enseigner !

On tient à préciser que la personne qui vous dit ça à le coeur à gauche !

 

Etape 4 : arrivée de la patrouille de France

Et 1ère nationale, l’escadron est commandé par une femme nous dit-on. Et ben c’est pas trop tôt, il aura fallut attendre 2010 pour qu’on ai une femme aux commandes. Heureusement que ça ne fait que 4 ans que P de P est élu et qu’il nous avait promis la parité totale ! ‘tain mais les promesse de campagne alors !!!

Bon ben petit passage soft de la patrouille. Même pas un petit looping ou une petite descente en piquée sur P-de-P pour voir si son cœur à bien récupéré depuis son dernier malaise.

Robert, qui a squatté pas mal d’étés en Bretagne, fait partie des gens qui ont pu admirer le détachement de la patrouille de France dans le ciel de l’ouest. Et oui, parce qu’un des commandants de la chose est un autochtone, les petits-brittons français ont chaque été une super démo, en exclu, de la maitrise des pilotes français. Looping, descente en piquée, tonneaux verticaux, maxi lâchés de fumé et autres figures en formation serrée. Robert peut vous garantir que c’est à voir au moins une fois dans sa vie, parce que ça en jette un max ! C’est de la pure folie aérienne !!

Petit plan serré sur Mini-Lui-Même… Le gars doit être en train de faire des efforts sur humains pour ne pas s’endormir. Parce que sincèrement, s’il n’y avait pas les commentateurs pour le maintenir en éveil, Robert doit avouer que la musique militaire agit sur lui plus durement qu’une berceuse.

 

Etape 5 : début du défilé des troupes française

En tête de manœuvre, quatre clampins dans un 4×4 couleur camouflage.

Donc là, Carine Roitfield a un orgasme, si elle est devant sa télé. Ah ben un combiné Champs Elysées / Imprimés camouflages inspiration Balmain… Elle ne doit plus se tenir la pauvre femme.

Hop Hop !
Démarrage de la pluie. Enfin, pluie… c’est plutôt du lâché de cascade là ! Mais bon, c’est pas grave, ce sont les mousses qui défilent en premier. D’après Marie Drucker, ils prennent la mer dans une petite semaine, ça leur fait une bonne mise en condition !

Et puis ce sont les ostéopathes parisiens qui vont être contents. Tous ses petits cous tendus, ses petits muscles cervicaux raidis sous une pluie battante et bien glacée. Ça va donner plein de torticolis et de consultations. Les gars vont pouvoir faire sauter en l’air les tarifs !

 

Etape 6 : défilé des motards de la Police et de la Gendarmerie

Georges ne doit plus se tenir… Respirez, inspirer !

Robert, lui, espère que les spectateurs se rendent compte de l’exploit qui se déroule juste sous leurs yeux émerveillés par toutes ses belles mécaniques. Soit qu’on a drogué les troupes, soit qu’elles ont récemment fait un stage dans un monastère tibétain… en tout cas, le fait qu’on n’assiste pas à une petite rixe avec la police et la gendarmerie, qui défilent côte à côte, relève du miracle !

Même sur une scène de crime dramatique où tous les éléments de preuves seraient réunis, les deux sections des forces françaises ne sont pas foutues de s’entendre. Même si un psychopathe Label Rouge court dans la nature.

 

Etape 7 : passage de la Garde Nationale. A cheval !

Robert est aux anges. Limite à se mettre debout dans son salon… voir à genoux.

Ben oui ! Respect maximum. Robert sait ce qu’il en coûte d’avoir à faire à un cheval aussi bête que ses sabots. Peu de gens peuvent le comprendre. Le sien a toujours fait montre de crises de bêtises phénoménales, prenant par exemple une attaque nerveuse historique lorsqu’une poule surgit, un jour, d’un fourré sous ses sabots.

Alors faire défiler une centaine de chevaux, sur des pavés rendu glissant par la pluie, avec une petite fanfare sur le dos et la touffe incendiaire de Chantal Biya droit devant… On vous garantie que c’est de la haute voltige et de la parfaite fusion entre l’homme et sa monture !

 

Etape 8 : en direct depuis les hélicos de l’armée de l’Air

Alors que les troupes continuent de défiler dans un bel ensemble, nous avons droit à des petites incursions vidéo à l’intérieur des soutes des hélicos de l’armée de l’air, où des parachutistes se préparent à sauter. Il faut mettre les moyens pour éblouir et calmer le Chef d’Etat africain qui aurait des velléités vengeresses.

Les dits Hélico sont maintenant en approche des Champs Elysées. Et Robert constate, pour le moins surpris, que les transmissions sont vachement brouillées. Non mais si les gars n’arrivent pas à capter nettement des images à moins de 500 m, avec la Tour Eiffel comme relais d’ondes Top Luxe, faut pas trop se demander pourquoi on a des problèmes de liaison et des morts en Afghanistan !

 

Voili, voilou. A l’année prochaine ! 

 

Par Robert le 14 juillet, 2010 dans Politique, Questions existentielles
3 commentaires

10 juillet, 2010

Des petites conversations navrantes avec la SNCF…

 

… et des la bêtise des organisations.

 *****     *****     *****     *****     *****

Mercredi 7 juillet, Robert achevait son année scolaire par la soutenance de son stage. Etant d’un naturel archi détendu sur les présentations orales, il s’est surtout inquiété d’être à l’heure et présentable pour le rendez-vous. Point d’autant plus inquiétant que sa fac est à plus de 60km de chez lui et qu’en y allant avec la voiture de Grand Mamie, il avait toutes les chances d’y arriver tremper, à cause de la nom-climatisation, voire de ne pas y arriver du tout vu la résistance du véhicule.

Prévoyant, le Robert avait donc décidé de prendre le train à 10h40. Ça lui laissait une marge raisonnable pour un passage à 15h40.

Sauf que…

Avant d’aller plus loin, Robert tient à préciser qu’il se force, après chaque catastrophe, à reconstruire sa confiance dans le service publique ferroviaire. Ne serait-ce que par respect pour son paternel.

Sauf que ça, c’était avant le 7 juillet !

Arrivant à la gare 10 minutes avant l’heure de départ du train, Robert tomba nez-à-LED avec le panneau d’affichage qui lui annonça que son Corail avait, déjà, un « retard probable : 30min ». 30 secondes plus tard, Robert était devant le guichet d’accueil et ses nerfs clignotaient comme le panneau d’affichage. Encore 30 secondes plus tard, il attendait toujours que le guichetier de service se décide à venir le renseigner. Pas fou, l’homme est prudent parce qu’il connait le terroriste qui le regarde tout fumant de derrière la vitre. Et même si Robert n’est armé que de son Baby Vuitton, il flippe !

Pour éviter du sang sur les murs, il finit par s’approcher, entrouvrant de 2 petits centimètres la vitre qu’il prend soin de caller avec 3 dictionnaires. Ne me demandez pas à quoi peut leur servir ce type de littérature… surement pas à la lire visiblement !

La conversation s’engage :

Mr Guittoune : Hum… Je peux vous aider mademoiselle ?

Robert : Rien n’est moins sûr… mais je vais quand même tenter une question basique. Ça veut dire quoi « retard probable » ? Que dans 5 min ce sera passé à 1h de retard ?

Mr Guittoune : Non… euh… c’est juste que, euh… ça peut changer. C’est pas sûr.

Robert : Comment ça, pas sûr ?! C’est un train que je sache, pas ma Grand-Mère en skate-board ?!

Mr Guittoune : Oui mais euh… il peut le rattraper, son retard je veux dire. Donc faut rester dans les parages. Pour savoir…

Robert  : Un train ? Rattraper son retard ? Je demande à voir. A bientôt !

 *****     *****     *****     *****     *****

Et. 10 minutes plus tard comme de juste et juste pour donner raison à Robert, le retard était toujours probable mais passait de 30 minutes à 1 h. Retour immédiat de Robert au guichet de l’accueil. Même en l’absence de valise Samsonite super remplie, Mr Guittoune refusa catégoriquement d’ouvrir la vitre, préférant hurlant depuis l’arrière de sa chaise…

Mr Guittoune : euh… oui…

Robert : BONJOUR. VOUS M’ENTENDEZ DE LA BAS ?!

Mr Guittoune : * signe de la tête *

Robert : BON ! Vous savez ça en devient fatigant d’avoir toujours raison, sur tout et  surtout n’importe quoi. On peut savoir d’où ça vient cet allongement du retard ?!

Mr Guittoune : Et bien, c’est que… en fait… on… il y a eu un problème sur le ligne Lyon – Strasbourg.

Robert : Il y a quoi ? Des travaux ? Des taupinières ? Une porte entre deux mondes ?

* Là, miracle du hasard, petite annonce de Madame la voix SNCF *

Robert : Aaaargh ! Ça veut dire quoi retard indéterminé ?!

Mr Guittoune : Et bien que le train est, euh…

Chopant son courage à 2 mains, il tendit le bras vers son PC, risquant par là même, si Robert passait la vitre, de ramener son membre sans main au bout. Après consultation rapide de la bécane à puces, le verdict tomba :

Mr Guittoune : En fait c’est que… on ne sait pas où est le train. Donc on ne sait pas quand il va arriver. Euh… voilà ! Oui c’est ça !

* Et l’homme paraissait super fier d’avoir, pour lui, résolue le problème du retard du jour *

Robert : Hum… on est d’accord que c’est un train. C’est un corail. Ça fait donc bien 200m de long, ça pèse plusieurs milliers de tonnes et, normalement, si tant est qu’il se passe des choses normale dans votre entreprise, c’est comme pour les trams, c’est censé suivre les rails ce genre de trucs !!!

Mr Guittoune : Ben… euh… oui mais voilà, on ne sait pas où il est.

 *****     *****     *****     *****     *****

C’est marrant comme, lorsque tout va pour s’effondrer dans son environnement habituel direct, l’homme, petite chose insignifiante dans le grand ordre cosmique, se raccroche à des faits qu’il croit d’une logique indépassable. Au hasard Dieu ou un Ordinateur qui se fout de sa bobine

 

En tout cas, Robert avertit la SNCF : le jour où il n’a plus de carte VIP du Rail, il achète illico une voiture. Déjà que sans payer les retards le mettent hors-de-lui, raquer pour qu’une entreprise atteigne son quota de handicapés le mettrait hors de lui à la moindre minute de décalage.

 

Par Robert le 10 juillet, 2010 dans Me, Myself & You, Trains & Voyages
4 commentaires

25 avril, 2010

Foot & Sexe : De la double peine des balafrés

 

les déboires de l'équipe de France de Foot

Comme s’il avait besoin de ça, le football français est actuellement au cœur d’une tempête médiatique qui s’annonce aussi passionnante pour les supporters que l’affaire des tromperies du couple présidentiel pour les politologues. En clair, on vivrait très bien sans, mais vue la morosité ambiante, ça égaille. Et c’est déjà ça !!!

Pour le moment, les victimes se nomment Govou (Sydney) et Ribéry (Franck). Surement seront-ils, sous peu, rejoins par d’autres, parfaites cibles de la vindicte populaire… Plus beaucoup de prêt-à-sacrifier chez les traders. Il a donc bien fallu qu’on trouve d’autres personnes, gagnant trop d’argent, à fustiger. C’est la nature humaine, que voulez-vous ?!

En attendant la suite du feuilleton, Robert peut déjà vous assurer d’une chose : si Govou a d’énormes chances de sortir sans séquelle de cette affaire, Ribéry, lui, va surement y laisser des plumes voir, peut être, son couple.

Pourquoi ?

Parce qu’il subira, de plein fouet, la dure Loi de la Double Peine des Balafrés. Qu’on peut aussi appeler double peine des moches, des cons, etc. Des tous ce que vous voulez de négatif, en fait !

Comme Robert est gentil, il va se fendre d’une explication.

*****     *****     *****     *****     *****

Ces deux hommes cumulent les fonctions de sportifs professionnels (soit des mecs bien foutus) et de sacs à tunes.

Sydney Govou, en plus d’être noir de son état physique extérieur, peut être considéré comme beau gosse par la majorité de la population féminine (au moins française).

Frank Ribéry, en plus d’être blanc, a eu des petits problèmes relationnels avec des objets tranchants dans sa jeunesse et, si Robert ne se permettra aucun avis tranché sur la question physique ribérienne, il faut convenir que l’homme n’explose pas les stats de la bogossitude.

Par ses différentes caractéristiques (sportif professionnel et donc logiquement bien foutu, riche, mignon, noir), Govou est donc naturellement lancé sur la pente de l’infidélité. Certains diront : « Mais enfin, il a une femme ! » Oh ! Ben pour Robert ça ne constitue qu’une case de plus à cocher dans les réponses du test « cet homme est-il fidèle ? ».

Govou avait donc tout le potentiel pour ne pas l’être (fidèle) et n’a fait que suivre les grandes lignes de la destinée, tracées pour chacun de nous dans le ciel céleste de notre destin. Et c’est pour cela qu’on l’en excusera plus rapidement que Ribéry. Parce qu’aussi, la « chose » à l’origine du problème avait, par les mêmes raisons qui ont poussées l’homme à la faute, toutes les motivations du monde pour lui cacher son âge réel.

En gros, elle avait le feu aux fesses, en dehors du prix que celles-ci pouvaient lui rapporter !

 

Alors que Ribéry… Ralala ! Mais quand on est balafré, donc assez…euh… voilà quoi ! Et qu’on a réussi à trouver une femme qui nous aime, jusqu’à nous faire un enfant (donc risquer de transmettre « ça » à sa progéniture, plus la douleur de devoir défendre son père dans la cour de récréation), et bien on ne va pas faire le mariole et tromper celle qui se sacrifie chaque instant ; celle dont l’amour a surmonté l’amour-propre. Et peu importe que cet amour soit entretenu à coups de cadeaux hors de prix et vacances en des lieux paradisiaques. On s’estime heureux et on fait profil bas, parce que mathématiquement, on le mérite pas !

Idem lorsqu’on est con. Quand on arrive à trouver, par chance ou hasard, un travail un poil au dessus de ses compétences ou une compagne potentiellement plus élevée que soi, on s’estime heureux. Parce qu’on sait que, si on osait fanfaronner, s’en plaindre, s’en débarrasser, les éléments et la société nous accableraient toujours plus durement que celui qui avait toutes les raisons, compétences, occasions de tendre vers ces choses.

*****     *****     *****     *****     *****

Robert souhaite bon courage à la femme de Sydney Govou et à Franck Ribéry.

Par Robert le 25 avril, 2010 dans De l'Homme et de la Femme
9 commentaires

17 avril, 2010

Des drames qui ne sont jamais bien loin…

Il fut un jour, quasi dans une autre dimension tellement cela remonte à loin, où le psychisme de Georges et Robert flancha sous les assauts répétés de la folie bisontine. On évita le pire de justesse.

De nouveau, il y a plusieurs semaines, le drame n’est pas passé loin. Rassurez-vous, depuis tout va pour le mieux. Mais comme certains commencent à en avoir marre des articles de politique, d’économie et autres, on va faire une petite entorse au traitement de l’actualité bouillante pour vous entretenir d’un sujet qui préoccupe Robert primordialement : sa petite personne.

Mardi 5 janvier 2010

Comme pour beaucoup de monde, cette date sonne le retour à la cruelle réalité de al vie active pour un Robert ayant passé ses vacances de Noël à se fourrer au foie gras et aux fruits confits.

La rentrée n’est pas un évènement qui affole particulièrement Robert. Pas plus que d’avoir un contrôle, quasi surprise puisqu’averti de son existence il y a de ça 48h.

Hubert : Ah bravo ! Je vois qu’on se laisse aller ! Dès que je ne suis plus là pour t’envoyer la date des partiels par SMS c’est la déliquescence scolaire…

Robert : Mais non. C’est juste que j’ai entouré la date des soldes avec plein de petits cœurs. Donc je voyais plus la date des partiels. Fallait faire un choix, qu’est-ce tu veux !?!

C’est donc un Robert aussi détendu qu’à son habitude qui monte dans son habituel TER, se pose en 1ère classe, chausse son casque et allume son iPod. 3 minutes plus tard, il dort profondément, comme d’habitude.

Chose étrange, le Robert s’est réveillé comme une fleur quelques minutes plus tard, alors que le terminus n’était pas annoncé. Robert a d’abord cru que quelqu’un lui avait parlé et que ses oreilles demandaient une reconnexion d’urgence au reste du corps. Mais que neni ! Personne autour de lui. Seulement une vieille gironde, plongée dans sa Nintendo, et un mec, entre deux âges, passionné par un pavé littéraire, les deux dans le compartiment voisin.

Alors qu’il allait se rendormir, Robert s’est soudain senti partir. Tout doucement. Avec la très désagréable impression de s’observer du dessus, d’être sorti de son corps. Comme il est à moitié grizzli (soit super résistant), Robert a tout de même eu le temps d’appeler sa mère avant que ses oreilles arrêtent définitivement de capter le moindre son aux alentours. A cause de la faible irrigation cérébrale, Môman Robert a du hurler dans le téléphone pendant plusieurs minutes avant que son aîné ne capte qu’il devait sortir du train en urgence.

Sauf qu’au même moment, ledit train parquait dans une simple halte en rase-campagne. Bien décidé à se rapprocher de la sortie d’ici la prochaine gare, Robert balança d’une main molle ses affaires dans son baby Rykiel et se dirigea d’un pas chancelant vers le compartiment voisin. Ses jambes étant aussi égarées que ses oreilles, il s’effondra rapidement dans un fauteuil tout en gueulant aussi fort que possible (soit 3 décibels ½ ) aux personnes présentes qu’il ne se sentait pas bien du tout ! La gironde leva 3 secondes les yeux de sa DS et le monsieur ne lâcha pas une seule ligne de son pavé !

Ce n’est que lorsque des morceaux de petit-déjeuner pointèrent le bout de leur nez que la populasse s’inquiéta du sort de Robert. C’est aussi à cet instant que le train stoppa dans une vraie gare. Encore trop rapide pour le français de base, Robert claudiqua hors du train et réussi à stopper un 4×4.

Hubert : Soit exact ‘tit bonhomme. Il s’est stoppé tout seul pour ne pas t’écraser. Tu t’es effondré dans la neige, quasi sous les roues !

Oui, enfin bon. Toujours est-il que 15min plus tard des pompiers se ramenaient et embarquaient Robert vers l’hôpital le plus proche. Ils l’ont embarqué de force ! Parce que même mortellement atteinte, la force neuronale robertienne a demandé une mobilisation exceptionnelle de la force corporelle pour cause d’urgence sanitaire. Robert et toutes ses cellules haïssent l’hôpital. C’est pour lui un lieu à l’odeur écœurante, un lieu où les gens portent des chaussures difformes en plastique de couleur criarde, un lieu de disette (où on peut laisser les gens plus de 24h sans pavé de bœuf sous prétexte de résidu d’anesthésique). Le cauchemar on vous dit !!

Pour éviter qu’il ne saute de l’ambulance lancée à pleine vitesse sur les routes de campagnes, les pompiers ont donc sanglé Robert entre deux gros boudins gonflants. Le contre-pieds d’avoir vécu pendant 10 bonnes minutes la vie d’un hot-dog est que cela a sauvé Robert des chocs. Ça doit être tellement rare pour les sauveteurs locaux de transporter un être humain assez jeune pour ne pas claquer avant l’arrivée que le chauffeur s’est donné à fond, enchainant ni de poules et coins de trottoirs.

Pendant que Pompier n°1 se prenait pour Prost, Pompier n°2 était à fond dans son rôle de Colombo, assommant Robert de questions toutes plus farfelues les unes que les autres. Jusqu’à la question qu’il doit toujours regretter : « Vous avez mangé ce matin au moins ?! »

«  Mais oui j’ai mangé !! J’ai une tête d’anorexique, c’est ça ?! C’est ce que vous sous-entendez ? J’ai mangé ce matin. Petit-déjeuner. Mon bol de chocapic de 1l avec du lait demi-écrémé, une compote, une brioche avec du Nutella et un activia pour digérer le tout. Et si vous voulez tout savoir j’ai mangé aussi hier soir, j’avais un creux après « Les Experts », comblé par une tisane et un paquet de barquettes 3 châtons. En sortant du travail à 19h30, je suis aussi passé au Starbucks prendre un Chocolat viennois et un fondant Dulce à la confiture de lait et entre ça et ma collation de 11h, j’ai du finir les parts de salade et de tartiflette que Môman m’avait gardées. Alors oui, j’ai mangé !!! »

Contrairement à ce qu’à du croire le pompier qui ne l’a plus ouverte pendant 5 bonnes minutes, c’est tout à fait normal pour Robert d’ingurgiter autant de choses en moins de 24h. Quant, à 8 ans, il a fait la varicelle du siècle – des boutons de la taille d’une assiette à dessert et une fièvre culminant à 43°C – le Robert déprimait toutes les infirmières de l’hôpital en vidant deux plateaux repas et retournant consciencieusement la chambre où il était confiné.

C’est aussi pour cela, que lui annoncer un malaise vagal comme cause de ses maux était de la pure inconscience de la part de Pompier n°2.

« Un malaise vagal !?!? Z’avez-rien trouvé de plus naze comme excuse ?! Alors depuis que Mini-Lui-Même a succombé, tout le monde y a droit ? J’ai vraiment une tête de belette naine hystérique (ben oui, les fouines, à cause de Guillon, on n’a plus le droit !) ?! Trouvez autre chose, merci ! »

Fin de journée : après 5h passées à attendre dans un box, recouvert du sol au plafond de carrelage blanc, Robert retrouvait sa mère totalement affolée qu’on laisse aussi longtemps son aîné sans nourriture consistante !

Pompiers ou médecins n’ayant pas réussi à trouver une explication plausible pour Môman Rober, qui ne croyait pas non plus au malaise vagale, la famille dans son ensemble en a conclu que personne ne peut prédire la destiné des esprits supérieurs logés dans des corps qui le sont tout autant.

Hein Al ?! ;-)

Par Robert le 17 avril, 2010 dans Me, Myself & You, Trains & Voyages
1 commentaire

8 avril, 2010

Robert et la malédiction du TER

 

On sait que les histoires de trains peuvent vite devenir des récits répétitifs pour certains lecteurs. Aussi, afin de continuer à vous amuser avec ses déboires ferroviaires, Robert a décidé de renouveler la présentation pour cet article.

Bonne lecture mes petits amis !

*****     *****     *****     *****     *****

Il faut trouver des explications rationnelles à toutes choses. Etant donné que, dans le cas présent, une intervention extraterrestre est inenvisageable, Robert ne voit qu’une malédiction pour justifier l’enchainement des cas sociaux rencontrés dans les travées des TER et la montée en puissance de l’horreur.

Pour changer donc, un petit récit de son dernier Trajet de l’Horreur !

*****     *****     *****     *****     *****

Un jeudi soir de fin février, comme à son habitude, Robert monte dans le TER qui le ramènera chez lui. Il se cale en première, comme à son habitude également. 20 minutes plus tard, Robert saute sur son téléphone Hello Kitty et textote ses poulettes Raymonde et Sasa :

 » Y a encor des gens bizar  ds le tr1… ça sent l’article o top pour 2main mes poulettes ! « 

Vous pouvez constater qu’à ce stade, Robert se marrait bien. Il pensait avoir à faire, comme d’habitude, à un idiot du village qui lui donnerait quelques spasmes d’hilaritude. Sauf que …

10 minutes plus tard, nouveau SMS :

 » Bordel ! Il commence sérieusement à m fair flipper là le gars ! Sil continue à torturer lé sièges je l’assomme à coups de Vuitton !! « 

Oui, Robert commençait à être sérieusement mi-figue mi-raisin. Parce que le monsieur, assis dans sa diagonale, alternait phase de calme et phase d’hystérie pendant lesquelles il s’agrippait violemment aux accoudoirs et tortillait du derrière tel un canard au sortir de la mare. Ajoutons un visage sporadiquement déformé par un mélange de rage et de douleur …

Et 3 minutes plus tard :

 » Mais sil a 1prb avc le tissu des sièges il va en 2d C du skai ! « 

Puis, observation attentive par un Robert planqué derrière son Grazia. Les deux yeux qui dépassent sont chaque instant plus outrés et terrorisés. 15 minutes plus tard :

 » Bordel ! C  n’imp, il est possédé par Francis Haulme ! Ou C com dans Matrix : 1truc va lui sortir du uk … »

Ben oui ! Pourquoi, sinon, faire de tels sauts sur son siège avec gémissements en sourdine ? Pourquoi s’agripper aux accoudoirs à s’en blanchir les phalanges ? Robert avait beau zieuter l’Echappé des Enfers, il n’apercevait toujours rien poindre sous son séant… un truc comme une aiguille ou même un coussin péteur l’aurait pourtant rassuré. Préférant parer au pire, il descendit son Baby Vuitton du porte-bagage pour le caler sur ses genoux et posa son grand parapluie Esprit bien en évidence sur la tablette.

Encore 5 minutes plus tard :

 » Le plus flippant c’est que matter son Entrevue à l’air de le calmer… sil  fait just mine de kiter son siège je l’embroch sur le paraplui ! « 

Oui, Robert aussi peut péter une durite sans prévenir. C’est d’ailleurs ce qui arriva pas bien longtemps après ce dernier message… qui fut suivit par un collège environ 15 minutes plus tard, alors que Robert marchait vers chez lui :

 » Aaaah ! Put1 ! 2 nouveaux ! C T un concour ce soir, C pas possible. Y avait une caméra planké ds le porte-bagages ou oik !?! « 

Parce qu’alors que le TER arrivait à son terminus et que Robert se préparait à laisser Satan seul avec son fondement, il sentit une présence dans son angle mort. Vous savez, ce petit morceau du champ visuel où on aperçoit vaguement une chose mais elle reste tellement floue que ça pourrait être une feuille-morte qui passe comme un ours qui s’approche. Et ben lorsque Robert s’est retourné, sanglé dans son trench, Baby LV dans une main et parapluie dans l’autre, il est tombé nez-à-nez avec 2 hirsutes sortis du fin fond de la cambrousse (et Dieu sait que ce n’est pas ça qui manque dans le coin où il gîte) !

2 doudounes de ski géantes, datées années 50, qui le regardaient fixement, dont une derrière des verres à triples foyers. Après 5 secondes d’échanges de regards, Robert a poussé un énorme « Braaaaaaaah !!! »  avec un rien de mousse aux lèvres puis s’est barré en courant… laissant tout de même pas mal d’avance à l’Enfant des Abysses !

Autant dire, que Robert ne reprendra plus le train de si tôt, excepté pour un aller direct vers Paris avec TGV en provenance de Genève. IL VEUT DES GENS NORMAUX !!!

 

Par Robert le 8 avril, 2010 dans Me, Myself & You, Trains & Voyages
3 commentaires

12345...8

Sondage

La grippe A (H1N1), ça vous évoque plutôt :

  • - Ahahahaaah ! La quoi ?! Hihiii la grosse blague du début de siècle ! (On va juste mourir de rire !) (72%, 23 Votes)
  • - Grippe A ?! Aaaaaaaaaaaaaah !! On va tous mourir. Au secours !!! C'est affreux ! Faut tous acheter des pelles (pour creuser nos tombes !) (13%, 4 Votes)
  • - La grippe quoi ?! Automnale c'est ça ? (Désolé(e), je reviens de vacances sur Mars...) (9%, 3 Votes)
  • - Aaah ! Fu**. J'ai mal à la gorge et au cou. Je crache des glaires, c'est sûr c'est la grippe A, y a aucun doute. Et dites pas que je suis hypocondriaque hein ! (Mais non c'est la tuberculose) (6%, 2 Votes)

Nombre de votants: 32

Chargement ... Chargement ...

Articles récents

Méta